L’Erythrophleum africanum en danger

Article : L’Erythrophleum africanum en danger
22 mai 2020

L’Erythrophleum africanum en danger

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Image d’illustration – Peltophorum africanum, Glenburn Estate AJTJ  » by A. J. T. Johnsingh, WWF-India and NCF via CCSearch

La République Démocratique du Congo est non seulement trésor géologique mais écologique aussi. Elle a une variété d’écosystèmes et d’habitats naturels possédant une diversité biologique exceptionnelle qui fait d’elle un des 10 pays de la méga-biodiversité au monde. Dans cette couverture forestière de plus de 155 millions d’hectares, l’on retrouve plusieurs variétés d’arbres dont l’Erythrophleum africanum, localement appelé Mukoso ou Mikwati.

Ce petit arbre pouvant atteindre 15 m de haut se rencontre dans la majeure partie de l’Afrique tropicale, ainsi que dans toute l’Afrique centrale et en Afrique australe. L’Erythrophleum africanum est une Caesalpiniaceae hébergeant la chenille appelé « Mangu a Mukoso » par les autochtones du Kasaï.

Déforestation méchante de l’Erythrophleum africanum

Malheureusement cette espèce surexploitée pour ces multiples usages est en voie d’extinction. On en trouve dans la région du Kasaï et du Bandundu. En effet, la population lambda l’utilise pour un usage medecinal. l’écorce d’Erythrophleum africanum permet de confectionner un bain de bouche destiné à soulager les douleurs dentaires. D’autres cultures utilisent  son infusion d’écorce pour traiter les maux d’estomac ou la dysménorrhée.

En outre, le bois de cette essence est brun-rouge, lourd, dur et très durable. Il est résistant aux termites, aux bostryches et aux térébrants marins. D’où, ceci est une raison de plus pour sa déforestation brutale. Car elle sert dans la construction des logis.

La déforestation de cette plante s’accompagne de réduction de la production de chenilles, source importante de protéines animales.

Il est donc temps qu’en ce 22 mai (Journée internationale de la biodiversité) le ministère de l’agriculture et celui de l’environnement prennent à cœur cette alerte.

Subsidiairement à ce qui précède, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, le Centre mondial de surveillance de la conservation et l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) doivent actualiser la liste rouge des espèces menacées dans le monde. C’est vraiment urgent.

Il sied de rappeler que la disparition des oiseaux, des poissons ou des mammifères fait souvent les gros titres de la presse. Celle des végétaux est à l’inverse largement dans l’oubli du public et de la recherche. Il est temps de réparer cette injustice.

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Commentaires

Mawulolo
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Il serait bien d'initier des actions associatives pour sauver l'espèce en voie de disparition et bien d'autres.
Ce serait bien d'y penser

Ben Lovua
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Exactement. A notre niveau nous avons mené des actions avec certaines ong mais la pauvreté gagne sur la raison. Sinon on ne lâche pas.

luz
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J'en suis témoin. C'est vraiment une destruction méchante

luz
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Tout ça c'est sous le nez des autorités